{"id":707,"date":"2008-04-15T22:51:47","date_gmt":"2008-04-15T20:51:47","guid":{"rendered":"https:\/\/aejf.asso.fr\/?p=707"},"modified":"2025-04-21T18:12:27","modified_gmt":"2025-04-21T16:12:27","slug":"compte-rendu-du-2eme-atelier-sur-lenseignement-du-japonais-en-france","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/aejf.asso.fr\/fr\/aejf-study\/reports\/compte-rendu-du-2eme-atelier-sur-lenseignement-du-japonais-en-france","title":{"rendered":"Compte-rendu du 2\u00e8me Atelier sur l&rsquo;enseignement du japonais en France"},"content":{"rendered":"<p class=\"\" lang=\"\" align=\"\"><span lang=\"\"><strong>Deuxi\u00e8me Atelier sur l\u2019Enseignement du japonais en France<\/strong><\/span><\/p>\n<p class=\"\" lang=\"\" align=\"\"><span lang=\"\">appel\u00e9 et organis\u00e9 par le Comit\u00e9 pour l\u2019Enseignement du Japonais en France (CEJF)<br \/>\nSamedi 26 janvier 2008, 13:30-17:30, \u00e0 la Maison de la Culture du Japon \u00e0 Paris<\/span><\/p>\n<p class=\"\" lang=\"\" align=\"\"><span lang=\"\">COMPTE RENDU<\/span><\/p>\n<p class=\"\" lang=\"\" align=\"\"><span lang=\"\">Avant d\u2019ouvrir la s\u00e9ance, Mme C\u00e9cile SAKAI rappelle que les trois commissions du CEJF (Commission d\u2019\u00e9laboration des programmes de japonais, Commission d\u2019\u00e9valuation pour la cr\u00e9ation d\u2019un CAPES externe de japonais et Commission sur la Formation permanente des enseignants de japonais) ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9es \u00e0 l\u2019issue du Premier Atelier sur l\u2019Enseignement du japonais en France, en juin 2005. La r\u00e9union de ce jour est l\u2019occasion de dresser un bilan interm\u00e9diaire des travaux men\u00e9s par ces trois commissions. Le projet de colloque \u00ab\u00a0Le japonais c\u2019est possible \u2013 Etats g\u00e9n\u00e9raux sur l\u2019enseignement du japonais\u00a0\u00bb sera \u00e9galement pr\u00e9sent\u00e9 et discut\u00e9 \u00e0 la fin de la r\u00e9union.<\/span><\/p>\n<p class=\"\" lang=\"\" align=\"\"><span lang=\"\"><u>Allocution de M. Yamada Fumihiko, Ministre \u00e0 l\u2019Ambassade du Japon en France<\/u>.<\/span><\/p>\n<p class=\"\" lang=\"\" align=\"\"><span lang=\"\"><span lang=\"\">M. Yamada nous assure tout d\u2019abord, dans la langue de Moli\u00e8re, du soutien de l\u2019Ambassade, et rend hommage au public fran\u00e7ais qui montre toujours plus d\u2019int\u00e9r\u00eat pour la langue et la culture japonaises. Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, l\u2019essor du manga en France a contribu\u00e9 \u00e0 celui de l\u2019apprentissage du japonais, et ce, malgr\u00e9 la concurrence du chinois. Puis, poursuivant \u00ab\u00a0dans la langue de Kawabata\u00a0\u00bb, M. Yamada souligne que 2008 sera une ann\u00e9e faste pour nous tous, puisqu\u2019elle correspond au 150<\/span><sup><span lang=\"\">\u00e8me<\/span><\/sup> <span lang=\"\">anniversaire des relations franco-japonaises. De nombreuses manifestations auront lieu sous l\u2019\u00e9gide de l\u2019Ambassade (<\/span><a><span lang=\"\"><u>http:\/\/www.fr.emb-japan.go.jp\/150\/index.html<\/u><\/span><\/a><span lang=\"\">).<\/span><\/span><\/p>\n<p class=\"\" lang=\"\" align=\"\"><span lang=\"\"><u>Allocution de M. Nakagawa Masateru, Pr\u00e9sident de la Maison de la Culture du Japon \u00e0 Paris, repr\u00e9sentant la Fondation du Japon<\/u>.<\/span><\/p>\n<p class=\"\" lang=\"\" align=\"\"><span lang=\"\">M. Nakagawa se r\u00e9jouit du travail d\u00e9j\u00e0 r\u00e9alis\u00e9, tout en soulignant qu\u2019il reste encore beaucoup \u00e0 faire. Dans le domaine de l\u2019apprentissage des langues comme dans celui du commerce ou du secteur priv\u00e9 en g\u00e9n\u00e9ral, il est fondamental d\u2019investir pour s\u2019assurer une hausse de r\u00e9sultat. Notre volont\u00e9 d\u2019agir rappelle celle du li\u00e8vre de la fable, mais dans les faits, la quantit\u00e9 de travail nous fait bien plut\u00f4t ressembler \u00e0 la tortue. Quoi qu\u2019il en soit, c\u2019est la tortue qui a le dernier mot&#8230; M. Nakagawa esp\u00e8re donc que nous continuerons \u00e0 nous investir afin de r\u00e9aliser notre objectif commun, qui consiste \u00e0 faire d\u00e9couvrir le charme de la langue japonaise au plus grand nombre.<\/span><\/p>\n<p class=\"\" lang=\"\" align=\"\"><span lang=\"\"><u>Allocution de M. de Monnanteuil, Doyen du groupe des langues vivantes de l\u2019Inspection g\u00e9n\u00e9rale du Minist\u00e8re de l\u2019Education Nationale<\/u>.<\/span><\/p>\n<p class=\"\" lang=\"\" align=\"\"><span lang=\"\">M. de Monnanteuil, qui avait d\u00e9j\u00e0 accept\u00e9 de participer \u00e0 l\u2019atelier de 2005, nous fait l\u2019honneur de nous rejoindre \u00e0 ce deuxi\u00e8me atelier. Il souligne que le travail de la Commission d\u2019\u00e9laboration des programmes, r\u00e9alis\u00e9 en un temps tr\u00e8s court et dans le respect des exigences du Cadre europ\u00e9en commun de r\u00e9f\u00e9rence pour les langues (CECRL) a tr\u00e8s appr\u00e9ci\u00e9 au Minist\u00e8re. M. de Monnanteuil rappelle \u00e9galement qu\u2019il fondamental de faire d\u00e9couvrir la culture tout autant que la langue d\u2019un pays. En cette ann\u00e9e 2008, ann\u00e9e internationale du dialogue interculturel, un important travail sur le multilinguisme sera men\u00e9 au niveau europ\u00e9en. La question du multilinguisme peut aussi s\u2019appliquer \u00e0 l\u2019Asie en g\u00e9n\u00e9ral\u00a0: l\u2019\u00e9tude du japonais, comme celle d\u2019autres grandes langues, contribue \u00e0 une meilleure connaissance de cette r\u00e9gion du monde et, bien entendu, du Japon. M. de Monnanteuil nous adresse ses voeux de succ\u00e8s pour nos travaux respectifs.<\/span><\/p>\n<p class=\"\" lang=\"\" align=\"\"><span lang=\"\"><u>Allocution de M. Fran\u00e7ois Mac\u00e9, Pr\u00e9sident du CEJF, Professeur \u00e0 l\u2019INALCO, Charg\u00e9 de mission apr\u00e8s de l\u2019Inspection g\u00e9n\u00e9rale pour l\u2019enseignement du japonais<\/u>.<\/span><\/p>\n<p class=\"\" lang=\"\" align=\"\"><span lang=\"\">M. Mac\u00e9 remercie tout d\u2019abord toutes les personnes pr\u00e9sentes d\u2019avoir r\u00e9pondu \u00e0 l\u2019appel du CEJF, puis dresse un bilan\u00a0: dans le secondaire, les temps sont difficiles pour les langues vivantes (tandis que la situation est un peu meilleure dans le sup\u00e9rieur). Le travail des trois commissions n\u2019en est donc que plus essentiel. M. Mac\u00e9 souligne ensuite que le 150<sup>\u00e8me<\/sup> anniversaire des relations franco-japonaises correspond \u00e0 peu pr\u00e8s \u00e0 celui du premier cours de japonais jamais donn\u00e9 dans notre pays. Il esp\u00e8re donc, \u00e0 double titre, que la promotion du japonais conna\u00eetra un vif succ\u00e8s en 2008. Ce sera l\u2019un des objectifs du colloque \u00ab\u00a0Le japonais c\u2019est possible \u2013 Etats g\u00e9n\u00e9raux sur l\u2019enseignement du japonais\u00a0\u00bb, qui devrait se tenir en septembre 2008.<\/span><\/p>\n<p class=\"\" lang=\"\" align=\"\"><span lang=\"\"><u>Tour de table<\/u><\/span><\/p>\n<p class=\"\" lang=\"\" align=\"\"><span lang=\"\">Les participants se pr\u00e9sentent \u00e0 tour de r\u00f4le.<\/span><\/p>\n<p class=\"\" lang=\"\" align=\"\"><span lang=\"\"><u>Compte rendu de la Commission d\u2019\u00e9laboration des programmes LV en japonais<\/u>.<\/span><\/p>\n<p class=\"\" lang=\"\" align=\"\"><span lang=\"\">Dans un premier temps, M. Jean Bazantay rappelle l\u2019historique de la commission, cr\u00e9\u00e9e en juin 2005. La premi\u00e8re ann\u00e9e, 15 membres volontaires venus de tous les horizons, ont particip\u00e9 \u00e0 des r\u00e9unions quasi mensuelles \u00e0 la Maison de la Culture du Japon \u00e0 Paris, avec le soutien pr\u00e9cieux de la Fondation du Japon. Des professeurs sp\u00e9cialistes de la didactique du japonais dans le sup\u00e9rieur ont \u00e9galement accept\u00e9 de pr\u00eater leur concours \u00e0 ce travail. Au sein de ce groupe de r\u00e9flexion, des sous-groupes furent constitu\u00e9s pour travailler plus particuli\u00e8rement sur les comp\u00e9tences, la grammaire, la graphie, le lexique ou encore la culture. M. Bazantay en profite pour remercier chaleureusement toutes les personnes qui ont pris part, d\u2019une mani\u00e8re ou d\u2019une autre, \u00e0 cet \u00e9norme travail. <\/span><\/p>\n<p class=\"\" lang=\"\" align=\"\"><span lang=\"\">Le groupe s\u2019\u00e9tait fix\u00e9 pour objectif initial d\u2019\u00e9laborer en priorit\u00e9 un programme de LV2 (applicable au coll\u00e8ge \u00e0 partir de la 4<sup>\u00e8me<\/sup>). Au fur et \u00e0 mesure de l\u2019avancement du travail, le groupe apprit que la distinction entre les niveaux de LV (LV1, 2 et 3) n\u2019\u00e9tait plus op\u00e9r\u00e9e dans les programmes, et qu\u2019il devrait r\u00e9fl\u00e9chir en termes de \u00ab\u00a0paliers\u00a0\u00bb, conform\u00e9ment au CECRL. A l\u2019\u00e9poque, le groupe ne savait pas encore pr\u00e9cis\u00e9ment sous quelle forme son travail se concr\u00e9tiserait. La publication des programmes de l\u2019Education Nationale est un processus tr\u00e8s complexe\u00a0; or, le travail du groupe s\u2019est engag\u00e9 alors que la r\u00e9daction des programmes des autres langues \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 bien avanc\u00e9e, ce qui a constitu\u00e9 une difficult\u00e9 suppl\u00e9mentaire. L\u2019objectif \u00e9tait d\u00e9sormais d\u2019\u00e9laborer au plus vite le programme du palier 1 du coll\u00e8ge.<\/span><\/p>\n<p class=\"\" lang=\"\" align=\"\"><span lang=\"\">A partir d\u2019avril 2006, le Minist\u00e8re a pris en compte le travail du groupe en constituant un sous-comit\u00e9 compos\u00e9 de 5 membres (un par sous-groupe existant) titulaires de l\u2019Education Nationale. M. Lionel M\u00e9rand a fait office de lien entre ce sous-comit\u00e9 et le Minist\u00e8re.<\/span><\/p>\n<p class=\"\" lang=\"\" align=\"\"><span lang=\"\">A ce stade, la question se posait encore de savoir si le travail de la commission \u00e9tait conforme ou non avec les exigences formelles du Minist\u00e8re. Apr\u00e8s un an de r\u00e9flexion sur les contenus, la commission a donc mis en forme le programme du Palier 1 en se r\u00e9f\u00e9rant aux programmes d\u00e9j\u00e0 publi\u00e9s pour d\u2019autres langues.<\/span><\/p>\n<p class=\"\" lang=\"\" align=\"\"><span lang=\"\">M. Lionel M\u00e9rand intervient \u00e0 son tour. Il insiste tout d\u2019abord sur le fait qu\u2019il a fallu \u00ab\u00a0prendre le train en marche\u00a0\u00bb, la r\u00e9daction du programme du Palier 1 du coll\u00e8ge ayant \u00e9t\u00e9 engag\u00e9e d\u00e8s 2004 pour la plupart des langues. Par ailleurs, il a fallu s\u2019adapter \u00e0 l\u2019approche du Minist\u00e8re, qui consid\u00e8re que les langues vivantes, tous niveaux confondus, ne constituent qu\u2019une seule et m\u00eame mati\u00e8re.<\/span><\/p>\n<p class=\"\" lang=\"\" align=\"\"><span lang=\"\">En juin 2006, une lettre de cadrage du Minist\u00e8re a permis de mieux cerner les attentes du Minist\u00e8re quant au contenu et \u00e0 la forme des programmes. Le plan, impos\u00e9, ne laissait aucune place aux choix personnels.<\/span><\/p>\n<p class=\"\" lang=\"\" align=\"\"><span lang=\"\">Le programme de japonais du Palier 1 du coll\u00e8ge (entr\u00e9 en vigueur \u00e0 la rentr\u00e9e 2007-2008) a \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9 en octobre 2006, puis soumis \u00e0 consultation. Seuls deux coll\u00e8gues ont fait part de remarques sur le texte. Au m\u00eame moment, il a \u00e9t\u00e9 demand\u00e9 \u00e0 la commission de concevoir les contenus du Socle commun (qui recense les comp\u00e9tences minimales qu\u2019un \u00e9l\u00e8ve doit ma\u00eetriser en fin de 3<sup>\u00e8me<\/sup>). Il a alors \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9 que les contenus du programme du Palier 1 d\u00e9finiraient ceux du Socle commun (un arr\u00eat\u00e9 a \u00e9t\u00e9 pris en ce sens).<\/span><\/p>\n<p class=\"\" lang=\"\" align=\"\"><span lang=\"\">Le travail, plus difficile, sur le Palier 2 (applicable \u00e0 la rentr\u00e9e 2009-2010) fut engag\u00e9 dans la foul\u00e9e, et le r\u00e9sultat final, d\u00e9pos\u00e9 en janvier 2007 (le texte a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 le 13\/09\/2007 sous forme de petit fascicule). Depuis, la commission travaille sur le Document d\u2019Accompagnement (DA) du Palier 1, qui devrait \u00eatre achev\u00e9 dans un mois environ. Elle devra ensuite pr\u00e9parer le DA du Palier 2, dont l\u2019ach\u00e8vement est pr\u00e9vu pour d\u00e9but 2009. On se r\u00e9f\u00e8rera \u00e0 ces DA notamment pour les listes de lexique et de lectures de kanji.<\/span><\/p>\n<p class=\"\" lang=\"\" align=\"\"><span lang=\"\">Enfin, les programmes de primaire n\u2019ont pas pu \u00eatre int\u00e9gr\u00e9s au processus de publication, et feront donc l\u2019objet d\u2019un travail ult\u00e9rieur.<\/span><\/p>\n<p class=\"\" lang=\"\" align=\"\"><span lang=\"\">M. M\u00e9rand explique ensuite comment lire les programmes, dont la forme peut surprendre. Il convient tout d\u2019abord de lire le Pr\u00e9ambule Commun pour l\u2019enseignement des langues vivantes, et qui vaut pour toutes ces derni\u00e8res. Quant au programme de japonais en tant que tel, il peut se r\u00e9sumer, pour le Palier 1 du coll\u00e8ge, aux deux premi\u00e8res pages\u00a0; tous les tableaux de comp\u00e9tences qui suivent ne sont propos\u00e9s qu\u2019\u00e0 titre d\u2019exemple (il convient donc de ne pas les appliquer en l\u2019\u00e9tat, les diff\u00e9rentes comp\u00e9tences \u00e9tant le plus souvent travaill\u00e9es simultan\u00e9ment). Par ailleurs, il est rappel\u00e9 que c\u2019est par la culture que se fait l\u2019entr\u00e9e dans la langue, et non l\u2019inverse. M. M\u00e9rand souligne que la liste des composants graphiques, qui a pour but de faciliter la m\u00e9morisation des kanji, n\u2019a \u00e9galement qu\u2019une valeur indicative. Enfin, une distinction entre comp\u00e9tences actives et \u00ab\u00a0passives\u00a0\u00bb (le terme \u00ab\u00a0en reconnaissance\u00a0\u00bb semble plus appropri\u00e9) a \u00e9t\u00e9 op\u00e9r\u00e9e pour la grammaire, la graphie et la phonologie.<\/span><\/p>\n<p class=\"\" lang=\"\" align=\"\"><span lang=\"\">Il convient de prendre connaissance des programmes d\u00e9j\u00e0 publi\u00e9s. Pour les appliquer, il serait souhaitable de proposer une formation. Enfin, il faudra s\u2019assurer qu\u2019ils sont bien appliqu\u00e9s en classe.<\/span><\/p>\n<p class=\"\" lang=\"\" align=\"\"><span lang=\"\">A la fin de l\u2019ann\u00e9e scolaire 2007-2008 aura lieu la premi\u00e8re \u00e9valuation des \u00e9l\u00e8ves de 3<sup>\u00e8me<\/sup> dans le cadre du Socle commun (Palier 1 pour le japonais). Le texte venant d\u2019\u00eatre publi\u00e9, il faudra attendre encore un peu avant de voir si les r\u00e9sultats sont conformes aux attentes.<\/span><\/p>\n<p class=\"\" lang=\"\" align=\"\"><span lang=\"\">Le prochain \u00ab\u00a0chantier\u00a0\u00bb portera sans doute sur les programmes du lyc\u00e9e.<\/span><\/p>\n<p class=\"\" lang=\"\" align=\"\"><span lang=\"\">La commission appelle \u00e0 un renouvellement de l\u2019\u00e9quipe, le travail r\u00e9alis\u00e9 depuis juin 2005 \u00e9tant consid\u00e9rable.<\/span><\/p>\n<p class=\"\" lang=\"\" align=\"\"><span lang=\"\"><u>Expos\u00e9 de Mlle Komai Rei sur le th\u00e8me\u00a0\u00ab\u00a0L\u2019enseignement du japonais langue \u00e9trang\u00e8re en cycle primaire\u00a0: de l\u2019\u00e9laboration des programmes \u00e0 leur mise en oeuvre \u2013 l\u2019exemple du Lyc\u00e9e franco-japonais de T\u00f4ky\u00f4\u00a0\u00bb<\/u>.<\/span><\/p>\n<p class=\"\" lang=\"\" align=\"\"><span lang=\"\">Le texte complet de l\u2019intervention de Mlle Komai figure en annexe. Merci de bien vouloir vous y r\u00e9f\u00e9rer.<\/span><\/p>\n<p class=\"\" lang=\"\" align=\"\"><span lang=\"\"><u>Compte rendu de la Commission d\u2019\u00e9valuation pour la cr\u00e9ation d\u2019un CAPES externe de japonais, et point sur la situation de l\u2019Agr\u00e9gation externe de japonais<\/u>.<\/span><\/p>\n<p class=\"\" lang=\"\" align=\"\"><span lang=\"\">Mme Shimamori Reiko rappelle tout d\u2019abord que la commission a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e en juin 2005, \u00e0 l\u2019issue du Premier Atelier sur l\u2019enseignement du japonais, puis \u00e9nonce quelques chiffres, fournis par la Fondation du Japon.<\/span><\/p>\n<p class=\"\" lang=\"\" align=\"\"><span lang=\"\">En 2006, le japonais \u00e9tait enseign\u00e9 dans 49 \u00e9tablissements du primaire et du secondaire (pour un total de 95 enseignants et de 3940 \u00e9l\u00e8ves), dans 102 \u00e9tablissements du sup\u00e9rieur (pour un total de 277 enseignants et de 8451 \u00e9tudiants) et dans 42 \u00e9tablissements ne relevant pas de ces cat\u00e9gories (avec 130 enseignants et 3143 apprenants). La situation du japonais en France est invers\u00e9e par rapport \u00e0 la Grande-Bretagne, o\u00f9 les effectifs sont plus nombreux dans le primaire et le secondaire. Il serait souhaitable qu\u2019en France, davantage de jeunes puissent commencer l\u2019\u00e9tude du japonais au moins d\u00e8s le lyc\u00e9e, sinon plus t\u00f4t, avec des enseignants comp\u00e9tents et bien form\u00e9s, d\u2019o\u00f9 l\u2019utilit\u00e9 de la cr\u00e9ation d\u2019un CAPES externe.<\/span><\/p>\n<p class=\"\" lang=\"\" align=\"\"><span lang=\"\">Mme Fran\u00e7oise Guelle \u00e9nonce un certain nombre de difficult\u00e9s rencontr\u00e9es par la commission dans sa d\u00e9marche. En 2006, on constatait d\u00e9j\u00e0 un \u00e9cart sensible dans le recrutement des professeurs de chinois et de japonais. L\u2019Ambassade du Japon a pr\u00eat\u00e9 son concours en appuyant un courrier adress\u00e9 au Ministre, mais aucun r\u00e9ponse n\u2019a \u00e9t\u00e9 obtenue. D\u00e9but 2007, la commission a tent\u00e9 de savoir pourquoi aucune suite n\u2019avait \u00e9t\u00e9 donn\u00e9e au courrier. Le Minist\u00e8re a r\u00e9pondu qu\u2019il serait dangereux de titulariser de nouveaux enseignants de japonais \u00ab\u00a0qui n\u2019auraient pas d\u2019\u00e9l\u00e8ves\u00a0\u00bb. Le probl\u00e8me viendrait donc d\u2019un manque de \u00ab\u00a0demande\u00a0\u00bb, \u00e0 l\u2019inverse du chinois qui semble jouir du statut de \u00ab\u00a0langue d\u2019avenir\u00a0\u00bb. A l\u2019automne 2007, la situation n\u2019\u00e9tait toujours pas d\u00e9bloqu\u00e9e.<\/span><\/p>\n<p class=\"\" lang=\"\" align=\"\"><span lang=\"\">La communication avec le Minist\u00e8re et au sein m\u00eame du Minist\u00e8re semble difficile. La commission estime que ses interlocuteurs sont loin d\u2019\u00eatre convaincus de la n\u00e9cessit\u00e9 de cr\u00e9er un CAPES externe de japonais, tandis que l\u2019\u00e9laboration des programmes est encourag\u00e9e, ce qui peut sembler contradictoire\u00a0: pour appliquer les programmes, il faut des enseignants form\u00e9s.<\/span><\/p>\n<p class=\"\" lang=\"\" align=\"\"><span lang=\"\">La question de la \u00ab\u00a0demande\u00a0\u00bb pour le japonais est \u00e9pineuse. Dans les faits, chacun constate que la demande est tr\u00e8s forte pour le japonais, contrairement \u00e0 ce qu\u2019affirme le Minist\u00e8re. Mais il semble qu\u2019une volont\u00e9 politique conjugu\u00e9e \u00e0 des difficult\u00e9s budg\u00e9taires emp\u00eache de d\u00e9velopper le recrutement en japonais. Le rapport de 1 \u00e0 15 entre le nombre d\u2019enseignants de japonais et celui des enseignants de chinois, est, depuis 2 ans, proche de 1 \u00e0 60. Mme Guelle se demande ce que deviendront tous les enseignants de chinois recrut\u00e9s en grand nombre, lorsque la \u00ab\u00a0mode\u00a0\u00bb du chinois, pr\u00e9sent\u00e9 comme \u00ab\u00a0facteur d\u2019int\u00e9gration\u00a0\u00bb dans les zones sensibles, sera pass\u00e9e.<\/span><\/p>\n<p class=\"\" lang=\"\" align=\"\"><span lang=\"\">Mme Fr\u00e9d\u00e9rique Barazer intervient ensuite pour souligner, tout d\u2019abord, les probl\u00e8mes mat\u00e9riels que rencontrent les enseignants au jour le jour en raison du faible recrutement. Le nombre d\u2019\u00e9l\u00e8ves qui peuvent s\u2019inscrire en section de japonais au lyc\u00e9e est souvent limit\u00e9 par les rectorats, alors que l\u2019engouement pour le japonais est r\u00e9el et massif. Dans certains \u00e9tablissements, l\u2019acc\u00e8s au japonais LV3 est limit\u00e9 aux \u00e9l\u00e8ves de L. Le contournement de la carte scolaire n\u2019explique pas \u00e0 lui seul cette forte demande. La culture japonaise est, apr\u00e8s la culture am\u00e9ricaine, celle qui s\u2019exporte le mieux dans le monde entier. Beaucoup d\u2019\u00e9l\u00e8ves en viennent \u00e0 apprendre la langue par le biais de la culture qui les attire beaucoup. Une enqu\u00eate a permis de constater que 35% des \u00e9l\u00e8ves de 3<sup>\u00e8me<\/sup> d\u2019une zone donn\u00e9e choisiraient d\u2019\u00e9tudier le japonais au lyc\u00e9e si la possibilit\u00e9 leur en \u00e9tait donn\u00e9e, un chiffre beaucoup plus important que pour le chinois. Il existe donc un grand d\u00e9calage entre la situation telle que l\u2019appr\u00e9hende le Minist\u00e8re, et la r\u00e9alit\u00e9. Par ailleurs, l\u2019enseignement du japonais est tr\u00e8s d\u00e9velopp\u00e9 dans le sup\u00e9rieur\u00a0; or, il y a peu de continuit\u00e9 dans l\u2019enseignement du japonais entre le secondaire et le sup\u00e9rieur (il serait souhaitable que des \u00e9l\u00e8ves qui ont \u00e9tudi\u00e9 le japonais au lyc\u00e9e puissent poursuivre dans le sup\u00e9rieur sans repartir de z\u00e9ro). La demande est \u00e9galement tr\u00e8s forte dans le priv\u00e9, mais l\u00e0 encore, le nombre d\u2019enseignants et de classes ouvertes est insuffisant.<\/span><\/p>\n<p class=\"\" lang=\"\" align=\"\"><span lang=\"\">En conclusion, la commission estime qu\u2019elle se heurte \u00e0 une volont\u00e9 politique contre laquelle elle ne peut rien. La solution du lobbying aupr\u00e8s des d\u00e9put\u00e9s est avanc\u00e9e. Le constat est amer\u00a0: aucun poste n\u2019a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 depuis la derni\u00e8re session d\u2019agr\u00e9gation en 2003. On proc\u00e8de \u00e0 des regroupements d\u2019heures pour ne pas recruter. L\u2019agr\u00e9gation 2008 ne verra pas le jour non plus. La situation des enseignants de japonais dans le secondaire est pr\u00e9occupante\u00a0: souvent seuls dans leurs acad\u00e9mies, ils savent qu\u2019en cas de maladie, par exemple, ils ne peuvent \u00eatre remplac\u00e9s. Il semble que l\u2019on attende les d\u00e9parts en retraite (au meilleur des cas) pour ne pas renouveler les postes. La commission souligne que l\u2019absence de recrutement n\u2019a m\u00eame pas permis de pallier la disparition r\u00e9cente et pr\u00e9matur\u00e9e de deux de nos coll\u00e8gues.<\/span><\/p>\n<p class=\"\" lang=\"\"><span lang=\"\"><span lang=\"\">Une fiche d\u2019enqu\u00eate visant \u00e0 \u00e9valuer la \u00ab\u00a0demande\u00a0\u00bb en japonais sera envoy\u00e9e par courriel par M. Mac\u00e9. Nous vous remercions de bien vouloir la faire circuler aupr\u00e8s de coll\u00e8gues qui ne l\u2019auraient \u00e9ventuellement pas re\u00e7ue. Vous pouvez la t\u00e9l\u00e9charger \u00e0 l\u2019adresse <\/span><a><span lang=\"\"><u>http:\/\/nippongo.free.fr\/Questionnaireenseignementjaponais.doc<\/u><\/span><\/a><span lang=\"\">,<\/span><\/span><\/p>\n<p class=\"\" lang=\"\"><span lang=\"\"><span lang=\"\">et la retourner \u00e0 M. Mac\u00e9 par mail (<\/span><a><span lang=\"\"><u>francois.mace<br \/>\n@inalco.fr<\/u><\/span><\/a><span lang=\"\">) ou par courrier postal \u00e0\u00a0:<\/span><\/span><\/p>\n<p class=\"\" lang=\"\"><span lang=\"\">M. Fran\u00e7ois Mac\u00e9<br \/>\nD\u00e9partement Japon<br \/>\nCentre Dauphine, Inalco,<br \/>\nPlace du Mar\u00e9chal de Lattre de Tassigny<br \/>\n75116 PARIS<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Deuxi\u00e8me Atelier sur l\u2019Enseignement du japonais en France appel\u00e9 et organis\u00e9 par le Comit\u00e9 pour l\u2019Enseignement [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":296,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_locale":"fr_FR","_original_post":"http:\/\/aejf.asso.fr\/?p=199","footnotes":""},"categories":[40],"tags":[],"class_list":["post-707","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-reports","fr-FR"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/aejf.asso.fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/707","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/aejf.asso.fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/aejf.asso.fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/aejf.asso.fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/296"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/aejf.asso.fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=707"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/aejf.asso.fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/707\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":708,"href":"https:\/\/aejf.asso.fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/707\/revisions\/708"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/aejf.asso.fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=707"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/aejf.asso.fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=707"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/aejf.asso.fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=707"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}