AEJF - フランス日本語教師会サイト


2014年7月23日(水) 18:50 JST

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フランス日本語教育委員会(CEJF)のサイト« cejf.org »の移転のお知らせ

フランス日本語教育委員会(CEJF)のサイト« cejf.org »の移転のお知らせ

サイト« cejf.org »は、フランス日本語教育委員会(CEJF)が「Le japonais, c’est possible - Etats généraux de l’enseignement du japonais en France (フランスにおける日本語教育の過去、現在、そして未来‐日本語で広がる世界)と題するシンポジウムを2008年11月15日に開催した折、開設されたものですが、この度閉鎖することにいたしました。閉鎖にあたり、当サイトをhttp://aejf.asso.fr/cejf/に移転し保管しましたので、ここにお知らせいたします。このサイトにはシンポジウム開催のために作成されたプレス用資料、シンポジウムのプログラム、KIT(会場配布資料)並びにCEJF紹介文が掲載されています。

尚、当シンポジウムの論文集が教育省のサイトにオンラインで発行されましたが、そのリンクがAEJFサイトのカテゴリー「日本語教育関連サイト」(メニュー「リンク」)に載っています。

メニュー「リンク」

Transfer du site « cejf.org » à http://aejf.asso.fr/cejf/

Le site “cejf.org” créé lors du colloque (15/11/2008) intitulé «Le japonais, c’est possible - Etats généraux de l’enseignement du japonais en France » et organisé par le Comité pour l’Enseignement du Japonais en France (CEJF), a été transféré à  http://aejf.asso.fr/cejf/ , le site étant fermé. Vous y trouverez les documents suivants : le programme du colloque, le dossier de presse, le Kit et la présentation du CEJF.

Par ailleurs, les actes du colloque ont été publiés en ligne sur le site de l’Education nationale dont vous trouverez le lien dans la catégorie « 日本語教育関連サイト sites relatifs à l’enseignement du japonais » (menu : link) sur le site de l’AEJF.

Menu : Link

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Colloque sur l’enseignement du japonais


Colloque sur l’enseignement du japonais


Le japonais, c’est possible

Etats généraux de l’enseignement du japonais en France



A l’occasion du 150ème anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques

entre la France et le Japon.

Sous le haut patronage du ministère de l’Education nationale

et de l’Ambassade du Japon en France


Organisé par le Comité pour l’enseignement du japonais en France

Avec le concours de la DREIC

Et de la DGESCO

Le soutien de la Fondation du Japon et de l’Ecole Normale Supérieure

En collaboration avec l’Association des enseignants de japonais en France

et la Société Française des Etudes Japonaises




Samedi 15 novembre 2008, 9 :00 – 18 :15


A l’Ecole Normale Supérieure, 45, rue d’Ulm, 75005 Paris


* Salle des Actes et Amphithéâtre Rataud, entrée libre dans la limite des places disponibles.



Samedi 15 novembre (matin)


2 sessions en parallèle


Session A


« Etat des lieux et perspectives de l’enseignement du japonais »


9 :00-12 :00, Amphithéâtre Rataud

Président de séance : Christian Galan (Université Toulouse - le Mirail)





Horaire



Contenu



Intervenant(s)






9H00-9H30






Le japonais en Europe et dans le monde


Kakazu Katsumi


(Directeur du Département de langue japonaise, Fondation du Japon, Tokyo)



9H30-10H00


150 ans d’histoire de l’enseignement du japonais en France




Pascal Griolet (Inalco)


10H00-10H30



L’essor du japonais dans les formations du supérieur


Cécile Sakai (Université Paris Diderot) et Ishii Yôko (Ecole Polytechnique)



10H30-10H45



pause


10H45-11H15

L’enseignement du japonais et les nouvelles technologies

Suzuki Eri et Arisue Jun (Université de Bordeaux 3)

11H15-12H00



Le japonais dans le secondaire :


une situation paradoxale


suivi de Questions-Réponses

Gérald Peloux (Lycée la Fontaine, Paris)



Modération : Françoise Guelle (Université de Lyon 3)















 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Session B

« Enseigner le japonais au collège et au lycée»

9 :00-12 :00, Salle des Actes

Présidente de séance : Higashi Tomoko (Université Grenoble 3)


Horaire Contenu Intervenat(s)
9h00-9h30 Le cadre européen des langues (C.E.C.R.L.) et le japonais

Geneviève Gaillard


(Inspectrice générale d’anglais)

9H30-10H15 Le scénario apprentissage-action Claire Bourguignon (IUFM de Haute Normandie)
10H15-10H30 Pause  
10H30-11H30 Les nouveaux programmes de Japonais langue vivante

Lionel Mérand (Lycée La Fontaine, Paris),

Jean Bazantay (Université d’Orléans)

11H30-12H00 Débat avec le public / modération : Frédérique Barazer (Lycée Ampère, Lyon)  



Samedi 15 novembre (après-midi)

Session unique

« Le Japon : pays d’avenir »

14 : 00-18 : 30, Amphithéâtre Rataud

Président de séance : François Macé (Inalco)




Horaire



Contenu



Intervenant(s)





14H00-14H30



Allocutions





- Mme Canto-Sperber (ENS)


- M. Iimura Yutaka, Ambassadeur du Japon


- M. François Monnanteuil ( Doyen de l’Inspection générale)



14H30-15H00




Le japonais dans la France du 21e siècle : défis et perspectives



Emmanuel Lozerand

(Inalco)



15H00-15H30






Les stratégies d’avenir du Japon :


investissements économiques et scientifiques





Jean-François Sabouret

(CNRS)



15H30-16H00




Culture japonaise et mondialisation 


Yatabe Kazuhiko (Université Paris Diderot )


16H00-16H30



Pause










16H30-18H00





 



Travailler avec le japonais


(Table ronde suivie d’un débat public)


avec la participation de :


- Chiara Astuti (Japan Wool Textile)


- Jean-Yves Bajon (ministère de l’Economie et des Finances)


- Nicolas Fayol (Toyota Valenciennes )


- Basile Krasnopolsky (traducteur)


- Ilan Nguyen (médiateur culturel, films d’animation)


- Géraldine Perrin (Tokyo Electron Europe)


- Iléana Walbaum (NTT Paris)


Modération :


Régine Serra (Sciences Po, Paris)


avec la participation d’André


Santini (sous réserve)




18H00-18H15



Conclusion


Allocution de clôture


François Macé


Nakagawa Masateru (Président de la MCJP, Fondation du Japon)




18H15-19H30



Cocktail







http://www.cejf.org/
L'enregistement des interventions est diffusé à http://www.canalu.tv/
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日本語教育シンポジウム

日仏交流150周年記念行事

日本語教育シンポジウム


「フランスにおける日本語教育の過去、現在、そして未来

日本語で広がる世界」


主催 : フランス日本語教育委員会


フランス教育省・在フランス日本国大使館後援


フランス教育省 欧州・国際関係協力局(DREIC)・学校教育総局(DGESCO)協力

国際交流基金・高等師範学校(ENS)支援

フランス日本語教師会・フランス日本学会共催


20081115日土曜日 9時~1815


 於 高等師範学校(45, rue d’Ulm, 75005 Paris.

   会議室(Salle des Actes)・ラトー講堂(Amphithéâtre Rataud


*入場無料・一般公開


1115日土曜日(午前の部)


      セッションA  於ラトー講堂(Amphithéâtre Rataud


「日本語教育の現状と展望」

司会 : クリスチャン・ガラン(トゥールーズ・ル・ミライユ大学)


時間

演題

発表者

9時~930


ヨーロッパと世界における日本語

嘉数勝美

(国際交流基金 

日本語事業部長)

930分~

10

 フランスにおける日本語教育史

150年の歩み‐

パスカル・グリオレ

(国立東洋言語文化大学)

10時~

1030

中等教育における日本語

 ‐人気がクラス開設に結びつかない矛盾した状況‐

   坂井セシル

(パリ・ディドロ大学)

   石井陽子

(国立理工学校)

1030

  ~

1045

 

休憩


1045

1115

日本語教育とEラーニング


鈴木恵里・蟻末淳

(ボルドー第三大学)

1115分~12

高等教育における日本語教育の全貌

‐飛躍的発展の背景‐


 討論


ジェラルド・プルー(パリ・ラ・フォンテーヌ高校)

モデレーター :

フランスワーズ・ゲル

(リヨン第三大学)



セッションB  於会議室(Salle des Actes

「中学・高校の現場で日本語を教える」

司会 : 東伴子 (グルノーブル・スタンダール大学 )

9時~12


時間

演題

   発表者

9時~

930

欧州言語共通参照枠組 (CEFR)

と日本語

  ジュヌヴィエーブ・

ガイヤール

(教育省視学長官)

930

1015


  タスク重視のシナリオによる

アクション・アプローチ


クレール・ブルギニオン

(オート・ノルマンディ教員養成大学)

1015

  ~

1030


休憩


1030分~

1130


「中等教育の日本語」

新カリキュラムの紹介

リオネル・メラン

(パリ・ラ・フォンテーヌ高校) 

ジャン・バザンテ

(オルレアン大学)

1130分~

12

全体討論

モデレーター : フレデリック・バラゼール 

(リヨン・アンペール高校) 



1115日(午後の部)

於ラトー講堂(Amphithéâtre Rataud


「新たな時代に対応する日本」


司会 フランソワ・マセ (国立東洋言語文化大学)

14時~1815


  時間

内容・演題

   発表者

14時~

1430



来賓挨拶


 カント=スペルベール

(高等師範学校)

 フランス教育相

(または代理人)

 在仏日本国大使

 モナトゥーユ

(教育省・視学長官)

1430分~15

21世紀のフランスにおける日本語

‐挑戦と展望‐

エマニュエル・ロズラン(国立東洋言語文化研究所)

15時~

1530

日本の将来的戦略

‐経済・科学の投資分野で‐

ジャン=フランソワ・サブレ(国立科学研究所)

1530分~16

日本のサブカルチャーとグローバリゼーション

  矢田部和彦

(パリ・ディドロ大学)

16時~

1630

休憩


1630分~18


パネルディスカッション


「日本語を生かして仕事をする」


パネリスト

‐アステューティ キアラ (Chiara ASTUTI)(日本毛繊)

‐バジョン ジャン=イブ?(Jean-Yves BAJON )  (経済・財務省)

‐ファヨ-ル ニコラ (Nicolas.FAYOL)

(トヨタ自動車・ヴァランシエンヌ)

‐クラスノポルスキ バジル (basile KRASNOPOLSKY) (翻訳家)

‐イラン・グエン? (Ilan NGUYEN) (アニメ映画・文化メディエーター)

‐ぺリン ジェラルディン

(Géraldine PERRIN )

(東京エレクトロン・ヨーロッパ)

-ヴァルボーム イレアナ (Ileana WALBAUM) (NTT・パリ)


モデレーター:  

 レジーヌ・セラ

(パリ政治学院)

 特別参加

アンドレ・サンティニ

(上院議員)(予定)


18時~

1815

総括

閉会の辞

フランソワ・マセ(国立東洋言語文化大学)

中川正輝(国際交流基金 パリ日本文化会館館長)

1815分~

1930

懇親会



http://www.cejf.org/
http://www.canalu.tv/にて録画が公開されています。
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Compte-rendu du 2ème Atelier sur l'enseignement du japonais en France

Deuxième Atelier sur l’Enseignement du japonais en France

appelé et organisé par le Comité pour l’Enseignement du Japonais en France (CEJF)

Samedi 26 janvier 2008, 13:30-17:30, à la Maison de la Culture du Japon à Paris


COMPTE RENDU


Avant d’ouvrir la séance, Mme Cécile SAKAI rappelle que les trois commissions du CEJF (Commission d’élaboration des programmes de japonais, Commission d’évaluation pour la création d’un CAPES externe de japonais et Commission sur la Formation permanente des enseignants de japonais) ont été créées à l’issue du Premier Atelier sur l’Enseignement du japonais en France, en juin 2005. La réunion de ce jour est l’occasion de dresser un bilan intermédiaire des travaux menés par ces trois commissions. Le projet de colloque « Le japonais c’est possible – Etats généraux sur l’enseignement du japonais » sera également présenté et discuté à la fin de la réunion.


Allocution de M. Yamada Fumihiko, Ministre à l’Ambassade du Japon en France.


M. Yamada nous assure tout d’abord, dans la langue de Molière, du soutien de l’Ambassade, et rend hommage au public français qui montre toujours plus d’intérêt pour la langue et la culture japonaises. Ces dernières années, l’essor du manga en France a contribué à celui de l’apprentissage du japonais, et ce, malgré la concurrence du chinois. Puis, poursuivant « dans la langue de Kawabata », M. Yamada souligne que 2008 sera une année faste pour nous tous, puisqu’elle correspond au 150ème anniversaire des relations franco-japonaises. De nombreuses manifestations auront lieu sous l’égide de l’Ambassade (http://www.fr.emb-japan.go.jp/150/index.html).


Allocution de M. Nakagawa Masateru, Président de la Maison de la Culture du Japon à Paris, représentant la Fondation du Japon.


M. Nakagawa se réjouit du travail déjà réalisé, tout en soulignant qu’il reste encore beaucoup à faire. Dans le domaine de l’apprentissage des langues comme dans celui du commerce ou du secteur privé en général, il est fondamental d’investir pour s’assurer une hausse de résultat. Notre volonté d’agir rappelle celle du lièvre de la fable, mais dans les faits, la quantité de travail nous fait bien plutôt ressembler à la tortue. Quoi qu’il en soit, c’est la tortue qui a le dernier mot... M. Nakagawa espère donc que nous continuerons à nous investir afin de réaliser notre objectif commun, qui consiste à faire découvrir le charme de la langue japonaise au plus grand nombre.


Allocution de M. de Monnanteuil, Doyen du groupe des langues vivantes de l’Inspection générale du Ministère de l’Education Nationale.


M. de Monnanteuil, qui avait déjà accepté de participer à l’atelier de 2005, nous fait l’honneur de nous rejoindre à ce deuxième atelier. Il souligne que le travail de la Commission d’élaboration des programmes, réalisé en un temps très court et dans le respect des exigences du Cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL) a très apprécié au Ministère. M. de Monnanteuil rappelle également qu’il fondamental de faire découvrir la culture tout autant que la langue d’un pays. En cette année 2008, année internationale du dialogue interculturel, un important travail sur le multilinguisme sera mené au niveau européen. La question du multilinguisme peut aussi s’appliquer à l’Asie en général : l’étude du japonais, comme celle d’autres grandes langues, contribue à une meilleure connaissance de cette région du monde et, bien entendu, du Japon. M. de Monnanteuil nous adresse ses voeux de succès pour nos travaux respectifs.


Allocution de M. François Macé, Président du CEJF, Professeur à l’INALCO, Chargé de mission après de l’Inspection générale pour l’enseignement du japonais.


M. Macé remercie tout d’abord toutes les personnes présentes d’avoir répondu à l’appel du CEJF, puis dresse un bilan : dans le secondaire, les temps sont difficiles pour les langues vivantes (tandis que la situation est un peu meilleure dans le supérieur). Le travail des trois commissions n’en est donc que plus essentiel. M. Macé souligne ensuite que le 150ème anniversaire des relations franco-japonaises correspond à peu près à celui du premier cours de japonais jamais donné dans notre pays. Il espère donc, à double titre, que la promotion du japonais connaîtra un vif succès en 2008. Ce sera l’un des objectifs du colloque « Le japonais c’est possible – Etats généraux sur l’enseignement du japonais », qui devrait se tenir en septembre 2008.


Tour de table


Les participants se présentent à tour de rôle.


Compte rendu de la Commission d’élaboration des programmes LV en japonais.


Dans un premier temps, M. Jean Bazantay rappelle l’historique de la commission, créée en juin 2005. La première année, 15 membres volontaires venus de tous les horizons, ont participé à des réunions quasi mensuelles à la Maison de la Culture du Japon à Paris, avec le soutien précieux de la Fondation du Japon. Des professeurs spécialistes de la didactique du japonais dans le supérieur ont également accepté de prêter leur concours à ce travail. Au sein de ce groupe de réflexion, des sous-groupes furent constitués pour travailler plus particulièrement sur les compétences, la grammaire, la graphie, le lexique ou encore la culture. M. Bazantay en profite pour remercier chaleureusement toutes les personnes qui ont pris part, d’une manière ou d’une autre, à cet énorme travail.

Le groupe s’était fixé pour objectif initial d’élaborer en priorité un programme de LV2 (applicable au collège à partir de la 4ème). Au fur et à mesure de l’avancement du travail, le groupe apprit que la distinction entre les niveaux de LV (LV1, 2 et 3) n’était plus opérée dans les programmes, et qu’il devrait réfléchir en termes de « paliers », conformément au CECRL. A l’époque, le groupe ne savait pas encore précisément sous quelle forme son travail se concrétiserait. La publication des programmes de l’Education Nationale est un processus très complexe ; or, le travail du groupe s’est engagé alors que la rédaction des programmes des autres langues était déjà bien avancée, ce qui a constitué une difficulté supplémentaire. L’objectif était désormais d’élaborer au plus vite le programme du palier 1 du collège.

A partir d’avril 2006, le Ministère a pris en compte le travail du groupe en constituant un sous-comité composé de 5 membres (un par sous-groupe existant) titulaires de l’Education Nationale. M. Lionel Mérand a fait office de lien entre ce sous-comité et le Ministère.

A ce stade, la question se posait encore de savoir si le travail de la commission était conforme ou non avec les exigences formelles du Ministère. Après un an de réflexion sur les contenus, la commission a donc mis en forme le programme du Palier 1 en se référant aux programmes déjà publiés pour d’autres langues.


M. Lionel Mérand intervient à son tour. Il insiste tout d’abord sur le fait qu’il a fallu « prendre le train en marche », la rédaction du programme du Palier 1 du collège ayant été engagée dès 2004 pour la plupart des langues. Par ailleurs, il a fallu s’adapter à l’approche du Ministère, qui considère que les langues vivantes, tous niveaux confondus, ne constituent qu’une seule et même matière.

En juin 2006, une lettre de cadrage du Ministère a permis de mieux cerner les attentes du Ministère quant au contenu et à la forme des programmes. Le plan, imposé, ne laissait aucune place aux choix personnels.

Le programme de japonais du Palier 1 du collège (entré en vigueur à la rentrée 2007-2008) a été déposé en octobre 2006, puis soumis à consultation. Seuls deux collègues ont fait part de remarques sur le texte. Au même moment, il a été demandé à la commission de concevoir les contenus du Socle commun (qui recense les compétences minimales qu’un élève doit maîtriser en fin de 3ème). Il a alors été décidé que les contenus du programme du Palier 1 définiraient ceux du Socle commun (un arrêté a été pris en ce sens).

Le travail, plus difficile, sur le Palier 2 (applicable à la rentrée 2009-2010) fut engagé dans la foulée, et le résultat final, déposé en janvier 2007 (le texte a été publié le 13/09/2007 sous forme de petit fascicule). Depuis, la commission travaille sur le Document d’Accompagnement (DA) du Palier 1, qui devrait être achevé dans un mois environ. Elle devra ensuite préparer le DA du Palier 2, dont l’achèvement est prévu pour début 2009. On se réfèrera à ces DA notamment pour les listes de lexique et de lectures de kanji.

Enfin, les programmes de primaire n’ont pas pu être intégrés au processus de publication, et feront donc l’objet d’un travail ultérieur.


M. Mérand explique ensuite comment lire les programmes, dont la forme peut surprendre. Il convient tout d’abord de lire le Préambule Commun pour l’enseignement des langues vivantes, et qui vaut pour toutes ces dernières. Quant au programme de japonais en tant que tel, il peut se résumer, pour le Palier 1 du collège, aux deux premières pages ; tous les tableaux de compétences qui suivent ne sont proposés qu’à titre d’exemple (il convient donc de ne pas les appliquer en l’état, les différentes compétences étant le plus souvent travaillées simultanément). Par ailleurs, il est rappelé que c’est par la culture que se fait l’entrée dans la langue, et non l’inverse. M. Mérand souligne que la liste des composants graphiques, qui a pour but de faciliter la mémorisation des kanji, n’a également qu’une valeur indicative. Enfin, une distinction entre compétences actives et « passives » (le terme « en reconnaissance » semble plus approprié) a été opérée pour la grammaire, la graphie et la phonologie.


Il convient de prendre connaissance des programmes déjà publiés. Pour les appliquer, il serait souhaitable de proposer une formation. Enfin, il faudra s’assurer qu’ils sont bien appliqués en classe.

A la fin de l’année scolaire 2007-2008 aura lieu la première évaluation des élèves de 3ème dans le cadre du Socle commun (Palier 1 pour le japonais). Le texte venant d’être publié, il faudra attendre encore un peu avant de voir si les résultats sont conformes aux attentes.

Le prochain « chantier » portera sans doute sur les programmes du lycée.

La commission appelle à un renouvellement de l’équipe, le travail réalisé depuis juin 2005 étant considérable.


Exposé de Mlle Komai Rei sur le thème « L’enseignement du japonais langue étrangère en cycle primaire : de l’élaboration des programmes à leur mise en oeuvre – l’exemple du Lycée franco-japonais de Tôkyô ».


Le texte complet de l’intervention de Mlle Komai figure en annexe. Merci de bien vouloir vous y référer.


Compte rendu de la Commission d’évaluation pour la création d’un CAPES externe de japonais, et point sur la situation de l’Agrégation externe de japonais.


Mme Shimamori Reiko rappelle tout d’abord que la commission a été créée en juin 2005, à l’issue du Premier Atelier sur l’enseignement du japonais, puis énonce quelques chiffres, fournis par la Fondation du Japon.

En 2006, le japonais était enseigné dans 49 établissements du primaire et du secondaire (pour un total de 95 enseignants et de 3940 élèves), dans 102 établissements du supérieur (pour un total de 277 enseignants et de 8451 étudiants) et dans 42 établissements ne relevant pas de ces catégories (avec 130 enseignants et 3143 apprenants). La situation du japonais en France est inversée par rapport à la Grande-Bretagne, où les effectifs sont plus nombreux dans le primaire et le secondaire. Il serait souhaitable qu’en France, davantage de jeunes puissent commencer l’étude du japonais au moins dès le lycée, sinon plus tôt, avec des enseignants compétents et bien formés, d’où l’utilité de la création d’un CAPES externe.


Mme Françoise Guelle énonce un certain nombre de difficultés rencontrées par la commission dans sa démarche. En 2006, on constatait déjà un écart sensible dans le recrutement des professeurs de chinois et de japonais. L’Ambassade du Japon a prêté son concours en appuyant un courrier adressé au Ministre, mais aucun réponse n’a été obtenue. Début 2007, la commission a tenté de savoir pourquoi aucune suite n’avait été donnée au courrier. Le Ministère a répondu qu’il serait dangereux de titulariser de nouveaux enseignants de japonais « qui n’auraient pas d’élèves ». Le problème viendrait donc d’un manque de « demande », à l’inverse du chinois qui semble jouir du statut de « langue d’avenir ». A l’automne 2007, la situation n’était toujours pas débloquée.


La communication avec le Ministère et au sein même du Ministère semble difficile. La commission estime que ses interlocuteurs sont loin d’être convaincus de la nécessité de créer un CAPES externe de japonais, tandis que l’élaboration des programmes est encouragée, ce qui peut sembler contradictoire : pour appliquer les programmes, il faut des enseignants formés.


La question de la « demande » pour le japonais est épineuse. Dans les faits, chacun constate que la demande est très forte pour le japonais, contrairement à ce qu’affirme le Ministère. Mais il semble qu’une volonté politique conjuguée à des difficultés budgétaires empêche de développer le recrutement en japonais. Le rapport de 1 à 15 entre le nombre d’enseignants de japonais et celui des enseignants de chinois, est, depuis 2 ans, proche de 1 à 60. Mme Guelle se demande ce que deviendront tous les enseignants de chinois recrutés en grand nombre, lorsque la « mode » du chinois, présenté comme « facteur d’intégration » dans les zones sensibles, sera passée.


Mme Frédérique Barazer intervient ensuite pour souligner, tout d’abord, les problèmes matériels que rencontrent les enseignants au jour le jour en raison du faible recrutement. Le nombre d’élèves qui peuvent s’inscrire en section de japonais au lycée est souvent limité par les rectorats, alors que l’engouement pour le japonais est réel et massif. Dans certains établissements, l’accès au japonais LV3 est limité aux élèves de L. Le contournement de la carte scolaire n’explique pas à lui seul cette forte demande. La culture japonaise est, après la culture américaine, celle qui s’exporte le mieux dans le monde entier. Beaucoup d’élèves en viennent à apprendre la langue par le biais de la culture qui les attire beaucoup. Une enquête a permis de constater que 35% des élèves de 3ème d’une zone donnée choisiraient d’étudier le japonais au lycée si la possibilité leur en était donnée, un chiffre beaucoup plus important que pour le chinois. Il existe donc un grand décalage entre la situation telle que l’appréhende le Ministère, et la réalité. Par ailleurs, l’enseignement du japonais est très développé dans le supérieur ; or, il y a peu de continuité dans l’enseignement du japonais entre le secondaire et le supérieur (il serait souhaitable que des élèves qui ont étudié le japonais au lycée puissent poursuivre dans le supérieur sans repartir de zéro). La demande est également très forte dans le privé, mais là encore, le nombre d’enseignants et de classes ouvertes est insuffisant.


En conclusion, la commission estime qu’elle se heurte à une volonté politique contre laquelle elle ne peut rien. La solution du lobbying auprès des députés est avancée. Le constat est amer : aucun poste n’a été créé depuis la dernière session d’agrégation en 2003. On procède à des regroupements d’heures pour ne pas recruter. L’agrégation 2008 ne verra pas le jour non plus. La situation des enseignants de japonais dans le secondaire est préoccupante : souvent seuls dans leurs académies, ils savent qu’en cas de maladie, par exemple, ils ne peuvent être remplacés. Il semble que l’on attende les départs en retraite (au meilleur des cas) pour ne pas renouveler les postes. La commission souligne que l’absence de recrutement n’a même pas permis de pallier la disparition récente et prématurée de deux de nos collègues.


Une fiche d’enquête visant à évaluer la « demande » en japonais sera envoyée par courriel par M. Macé. Nous vous remercions de bien vouloir la faire circuler auprès de collègues qui ne l’auraient éventuellement pas reçue. Vous pouvez la télécharger à l’adresse http://nippongo.free.fr/Questionnaireenseignementjaponais.doc,

et la retourner à M. Macé par mail (francois.mace@inalco.fr) ou par courrier postal à :

M. François Macé
Département Japon
Centre Dauphine, Inalco,
Place du Maréchal de Lattre de Tassigny
75116 PARIS


. (document édité par l’AJE)

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Deuxième Atelier sur l'Enseignement du japonais en France

Deuxième Atelier sur l'Enseignement du japonais en France

appelé et organisé par le Comité pour l'Enseignement
du Japonais en France (CEJF)

Samedi 26 janvier 2008, 13:30-17:30,
à la Maison de la Culture du Japon à Paris

Chers et chères collègues,

A la suite du Premier Atelier sur l'Enseignement du japonais en France,
qui a eu lieu le 18 juin 2005, et dans le cadre de l'année de la
commémoration du 150e anniversaire des relations entre le Japon et
la France, sous l'égide de l'Ambassade du Japon en France,
nous vous proposons une réunion, ouverte à tous les spécialistes
de l'enseignement du japonais en France, afin de présenter
le bilan des travaux mis en place par les trois commissions du CEJF,
d'en débattre, et de réfléchir ensemble sur les actions futures.

Voici l'ordre du jour :

13:30-14:00
1. Allocution de M. Yamada Fumihiko, Ministre à l'Ambassade
du Japon en France
2. Allocution de M.Nakagawa Masateru, Président de la Maison
de la Culture du Japon, représentant la Fondation du Japon
3. Allocution de M. de Monnanteuil, Doyen du groupe des langues
vivantes de l'Inspection générale du Ministère de l'Educaion nationale
(sous réserve)
4. Allocution de M. François Macé, Président du CEJF,
Professeur à l'Inalco, chargé de mission auprès de  l'Inspection
générale pour l'enseignement du japonais

14:00-15:00
5. MM. Lionel Mérand, Jean Bazantay : Compte rendu de
la Commission d'élaboration des Programmes LV en japonais
Discussion

15:00-15:45
6. Mmes Françoise Guelle, Shimamori Reiko, Frédérique Barazer  :
Compte rendu de la Commission d'évaluation pour la création
d'un CAPES externe de japonais et point sur la situation de
l'Agrégation externe de japonais
Discussion

15:45-16:15
7. Mmes Higashi Tomoko, Marion Saucier : Compte rendu de
la Commission sur la Formation permanente des enseignants de japonais.
Discussion.

16:15-16:45
8. M. François Macé et Mme Ishii Yôko  : Présentation et discussion du
projet de colloque : "Le japonais c'est possible - Etats généraux sur
l'enseignement du japonais", proposé les 12 et 13 septembre 2008.

16:45-17:30
9. Débat général sur la situation et les perspectives futures,
recommandations.
10. Conclusion par Mme Oka-Fukuroi Mariko, Vice-Présidente de
la Maison de la Culture du Japon à Paris.

Modératrice : Mme Cécile Sakai

(Sous réserve de modification)

Nous espérons que vous serez nombreux à venir débattre des questions
essentielles qui touchent à l'enseignement du japonais en France, et vous
remercions de bien vouloir renvoyer à Mme Ishii, si possible par retour
de mail, le bulletin d'inscription ci-joint au cas où vous assisterez
à cette réunion.


Pour le CEJF,
François Macé, Cécile Sakai, Ishii Yôko


P.S. : Nous nous permettons de préciser que, pour cette réunion, la
Fondation du Japon ne pourra pas rembourser les billets des personnes
se déplaçant depuis la province.
Cependant, nous vous rappelons qu'il existe des tarifs réduits pour les
transports entre la province et Paris, à condition que les réservations
soient faites de façon très anticipée.
Nous vous remercions de votre compréhension.

Bulletin d'inscription (.doc)